Le seul luxe pour un voyageur est de pouvoir s'arrêter. Si aller au bout de sa rue est déjà une belle aventure, traverser le quart de la planète est une autre chance à ne pas rater. Flâner, humer, renifler et sentir le monde sont des joies exceptionnelles qui se renouvellent sans cesse. Ainsi je laisse pour l'heure le monde végétal et les plumes pour me concentrer sur l'homme. Un si bel animal! De surcroit mon appareil photo n'a pas de télescope et les seules lentilles en ma possession ne s'accouplent qu'avec des saucisses. Bref, je n'ai pas le bon matériel.
A rester glander dans les rues tièdes de San Ramon on en voit des choses mine de rien...
Ici une pub bien explicite...

là, l'uniforme des écolières qui viennent tout juste de reprendre... après les vacances d'été...

ici les chatoyantes couleurs explosives et fluo de la pâtisserie locale...

Plus loin pépé, le copié-collé cow-boy qui dort dans sa rutilante trottinette...

Au détour d'une rue, du bois peint, faux-vrai mais authentique artisanat régional que de vieilles mémères-loques en Lewis rose, accrocheront sur le buffet de leurs cuisines des années 50 perdues dans le Vermont ou le Kentucky.

Un bonjour pour Greg de San Ramon Israel...

Un volatile qui manque à la collection de mon petit Michel S...

Encore une enseigne qui va faire jaser...

Un vendeur ambulant de vaisselle en alu ...

Une arène pour mon JB, le plus grand peintre des encierros! Cette image a été prise dans la ville de Palmarès non loin de San Ramon. C'est une invite à visiter ce lieu, en compagnie de Mme de St Maurice, bien sùr!

A glander dans les rues tièdes de San Ramon, on en apprend des choses. S'il est vrai que les habitants du Costa Rica ne se chamaillent pas en public, que les rues sont propres comme une cervelle de juge, que les Costaricains aiment frotter et nettoyer... on trouve parfois que le vernis est un peu craqué. Dans le meilleur des mondes qui s'érige en gardien de la planète pour la biodiversité et protection de l'environnement, il y a des failles qui frisent San Andreas avec des trous genre Padirac. Pura Vida est la phrase des Costaricains... hum!!! Explication...
Lors de nos visites aux tortues qui venaient pondre la nuit sur les plages il ne nous a pas été facile ni aisé de les approcher. Mais nos guides nous ont pas mal tenus à l'écart avec comme argument qu'il ne fallait pas déranger ces reines des mers hyper protégées. Nous étions ravis de cette attention méritée et un tantinet admiratifs de cette prise de conscience... grandement partagée. Nous n'avons vu ce soir de pleine lune que des ombres au loin... noblesse oblige... l'écologie d'abord, vive le nouveau monde responsable! Respect en tous cas, comme le dit mon gendre.
Mais voilà-t-y pas que ce matin au marché... visez l'étal du boucher...

Comme la plupart d'entre-vous avez dans nos âges, j'agrandis le panneau:

traduc: il y a des oeufs de tortue
Le boucher porte bien son nom, le bougre! D'un coup, le beau Costa Rica Pura Bida nous est apparu un peu moins rutilant avec une finalité un tantinet becquetée par le profit. Les hommes ne sont que des hommes mais comme il est difficile d'avoir les gonades propres!
Que va-t-il rester pour les générations futures?

Tout cela préoccupe bien ma chère femme...

Mais ne l'empêche quand même pas de sourire...

Autre sujet, plus mineur, comme le dit Jean. Chaque maison où presque possède un chien qui aboie la nuit ou lors de notre passage quand nous nous parcourons les chemins.

Vu les barbelés et les grilles des villas, il semble que les Costaricains ont peur. La trouille, la pétoche, mais de quoi, on se le demande puisqu'il parait que ce peuple est doux comme un agneau. Par contre il est fortement recommandé de boucler sa voiture le soir dans un garage ou de se la faire surveiller au parking par un préposé sous peine de se la voir désossée. Mais revenons aux toutous. Au cours de nos promenades de vieux désoeuvrés, ils nous aboient dessus et montrent leurs crocs parfois édentés. On nous a recommandé de marcher avec un bâton. Oui mais, nous avons croisé des pitbulls... heureusement en laisse. Mais qu'arriverait-il s'ils étaient en liberté dans une propriété et que la porte du jardin soit ouverte comme cela arrive parfois? J'en ai les cuisses qui chauffent et les mollets qui flageolent... Pura Vida vous dites?
Aujourd'hui un vent fort s'est levé. La plupart des maisons rurales ont un toit en tole ondulée...

et il n'est pas rare d'en voir un par terre...


Ce soir, en compagnie de ma beauté fatale, diner avec un beau filet d'espadon. Comme dessert, une première pour nous, un guanábana, fruit d'environ 2Kg que Julie la perspicace, recherche depuis un mois. Il n'est pas donné ce fruit mais il est répute avoir de multiples propriétés dont celle de vous alléger le porte-monnaie. Ce gros fruit- plus épineux qu'un politique Francais- originaire du Pérou, a, d'après les rumeurs qu'on rumine, des vertus thérapeutiques en matière d’insomnies, de déficience cardiaque et de maladie parasitaire, d’arthrite, d'érection... de quoi filer la chiasse quand même! Récemment, les chercheurs de l'université américaine de Purdue ont mit en évidence sa terrible efficacité en matière de cancer du sein, des ovaires, des intestins, de la prostate, du foie et des poumons et quelques autres trucs merdiques qui font flipper les bien portants. Différents groupes de recherche ne sont pas d'accord la-dessus. D'autres cranes d'oeuf ont confirmé que la chimie de ce fruit a la propriété et la toxicité sélective contre différents types de cellules cancéreuses sans nuire aux cellules saines. Rien que ca! Ses effets anti-bactériens, anti-parasitaires et anti-fongiques auraient des effets 10,000 fois supérieurs à l’Adriamycin (drogue couramment employée en chimiothérapie). Egalement analgésique, sédatif et antispasmodique la guanábana nettoie l’organisme. Des méchants disent que tout cela n'est pas prouvé. Pas simple de ficher ses mains dans la science et de s'y retrouver...
C'est bon parce que c'est cher evidemment, tiens donc! Mais ca ne vaut pas un millefeuille! Enfin... c'est mon avis.
Pour ce dernier soir, amoureux de la nature que nous sommes (nous avons abandonné les papillons) et regardons, de notre terrasse, cette immensité qui danse devant nos vieillles rétines usées...

pas fascinants ces couchers de soleil bordés denouilles nuages comme Dali aurait pu en faire... à repasser?















C'est grandiose, envoutant et surnaturel que même un peintre en ficherait son chevalet dans la cheminée et ses pinceaux aux orties tellement tout est irréel. La nature est vraiment la plus inventive.
Un selfie de ma pomme mirant les cieux. Vu que personne, sauf ma soeur Mimi, ne me trouve de grâce, sniff!

Demain nous levons le camp pour d'autres horizons... adieu douceurs...

PS: je vous ai collé quelques accents mais comme je dois les faire un à un j'en ai omis, vomis, bannis,circoncis, circonscrits quelques uns. Pardon!
A rester glander dans les rues tièdes de San Ramon on en voit des choses mine de rien...
Ici une pub bien explicite...
là, l'uniforme des écolières qui viennent tout juste de reprendre... après les vacances d'été...
ici les chatoyantes couleurs explosives et fluo de la pâtisserie locale...
Plus loin pépé, le copié-collé cow-boy qui dort dans sa rutilante trottinette...
Au détour d'une rue, du bois peint, faux-vrai mais authentique artisanat régional que de vieilles mémères-loques en Lewis rose, accrocheront sur le buffet de leurs cuisines des années 50 perdues dans le Vermont ou le Kentucky.
Un bonjour pour Greg de San Ramon Israel...
Un volatile qui manque à la collection de mon petit Michel S...
Encore une enseigne qui va faire jaser...
Un vendeur ambulant de vaisselle en alu ...
Une arène pour mon JB, le plus grand peintre des encierros! Cette image a été prise dans la ville de Palmarès non loin de San Ramon. C'est une invite à visiter ce lieu, en compagnie de Mme de St Maurice, bien sùr!
A glander dans les rues tièdes de San Ramon, on en apprend des choses. S'il est vrai que les habitants du Costa Rica ne se chamaillent pas en public, que les rues sont propres comme une cervelle de juge, que les Costaricains aiment frotter et nettoyer... on trouve parfois que le vernis est un peu craqué. Dans le meilleur des mondes qui s'érige en gardien de la planète pour la biodiversité et protection de l'environnement, il y a des failles qui frisent San Andreas avec des trous genre Padirac. Pura Vida est la phrase des Costaricains... hum!!! Explication...
Lors de nos visites aux tortues qui venaient pondre la nuit sur les plages il ne nous a pas été facile ni aisé de les approcher. Mais nos guides nous ont pas mal tenus à l'écart avec comme argument qu'il ne fallait pas déranger ces reines des mers hyper protégées. Nous étions ravis de cette attention méritée et un tantinet admiratifs de cette prise de conscience... grandement partagée. Nous n'avons vu ce soir de pleine lune que des ombres au loin... noblesse oblige... l'écologie d'abord, vive le nouveau monde responsable! Respect en tous cas, comme le dit mon gendre.
Mais voilà-t-y pas que ce matin au marché... visez l'étal du boucher...
Comme la plupart d'entre-vous avez dans nos âges, j'agrandis le panneau:
traduc: il y a des oeufs de tortue
Le boucher porte bien son nom, le bougre! D'un coup, le beau Costa Rica Pura Bida nous est apparu un peu moins rutilant avec une finalité un tantinet becquetée par le profit. Les hommes ne sont que des hommes mais comme il est difficile d'avoir les gonades propres!
Que va-t-il rester pour les générations futures?
Tout cela préoccupe bien ma chère femme...
Mais ne l'empêche quand même pas de sourire...
Autre sujet, plus mineur, comme le dit Jean. Chaque maison où presque possède un chien qui aboie la nuit ou lors de notre passage quand nous nous parcourons les chemins.
Vu les barbelés et les grilles des villas, il semble que les Costaricains ont peur. La trouille, la pétoche, mais de quoi, on se le demande puisqu'il parait que ce peuple est doux comme un agneau. Par contre il est fortement recommandé de boucler sa voiture le soir dans un garage ou de se la faire surveiller au parking par un préposé sous peine de se la voir désossée. Mais revenons aux toutous. Au cours de nos promenades de vieux désoeuvrés, ils nous aboient dessus et montrent leurs crocs parfois édentés. On nous a recommandé de marcher avec un bâton. Oui mais, nous avons croisé des pitbulls... heureusement en laisse. Mais qu'arriverait-il s'ils étaient en liberté dans une propriété et que la porte du jardin soit ouverte comme cela arrive parfois? J'en ai les cuisses qui chauffent et les mollets qui flageolent... Pura Vida vous dites?
Aujourd'hui un vent fort s'est levé. La plupart des maisons rurales ont un toit en tole ondulée...
et il n'est pas rare d'en voir un par terre...
Ce soir, en compagnie de ma beauté fatale, diner avec un beau filet d'espadon. Comme dessert, une première pour nous, un guanábana, fruit d'environ 2Kg que Julie la perspicace, recherche depuis un mois. Il n'est pas donné ce fruit mais il est répute avoir de multiples propriétés dont celle de vous alléger le porte-monnaie. Ce gros fruit- plus épineux qu'un politique Francais- originaire du Pérou, a, d'après les rumeurs qu'on rumine, des vertus thérapeutiques en matière d’insomnies, de déficience cardiaque et de maladie parasitaire, d’arthrite, d'érection... de quoi filer la chiasse quand même! Récemment, les chercheurs de l'université américaine de Purdue ont mit en évidence sa terrible efficacité en matière de cancer du sein, des ovaires, des intestins, de la prostate, du foie et des poumons et quelques autres trucs merdiques qui font flipper les bien portants. Différents groupes de recherche ne sont pas d'accord la-dessus. D'autres cranes d'oeuf ont confirmé que la chimie de ce fruit a la propriété et la toxicité sélective contre différents types de cellules cancéreuses sans nuire aux cellules saines. Rien que ca! Ses effets anti-bactériens, anti-parasitaires et anti-fongiques auraient des effets 10,000 fois supérieurs à l’Adriamycin (drogue couramment employée en chimiothérapie). Egalement analgésique, sédatif et antispasmodique la guanábana nettoie l’organisme. Des méchants disent que tout cela n'est pas prouvé. Pas simple de ficher ses mains dans la science et de s'y retrouver...
| ici le fruit est coupe en 2 |
C'est bon parce que c'est cher evidemment, tiens donc! Mais ca ne vaut pas un millefeuille! Enfin... c'est mon avis.
Pour ce dernier soir, amoureux de la nature que nous sommes (nous avons abandonné les papillons) et regardons, de notre terrasse, cette immensité qui danse devant nos vieillles rétines usées...
pas fascinants ces couchers de soleil bordés de
C'est grandiose, envoutant et surnaturel que même un peintre en ficherait son chevalet dans la cheminée et ses pinceaux aux orties tellement tout est irréel. La nature est vraiment la plus inventive.
Un selfie de ma pomme mirant les cieux. Vu que personne, sauf ma soeur Mimi, ne me trouve de grâce, sniff!

Demain nous levons le camp pour d'autres horizons... adieu douceurs...
PS: je vous ai collé quelques accents mais comme je dois les faire un à un j'en ai omis, vomis, bannis,circoncis, circonscrits quelques uns. Pardon!
Jolis coups de soleil!
RépondreSupprimerCette table est parfaite pour les couchers de soleil!
RépondreSupprimerPour une fois... des vrais!
SupprimerTrop attendrissant le selfie: un poussin tout juste sorti de sa coquille, muni des lunettes de grand-papa , qui découvre le vaste monde avec ébahissement….
RépondreSupprimerTrop trop chou. Gageons qu'il fera les choux gras de sa Juju dont on sait qu'elle ne peut résister à un gracieux petit animal ! elle va lui faire derechef des gratouilles derrière les oreilles qui vont le faire ronronner d'aise; tout comme ces ciels qu'il admire de sa coquille fêlée le font rêver.
Un vieux poussin tu veux dire! En guise de coquille c'est plutot une carapace de tortue presque centenaire dont je suis affuble. Mais oui, toujours etonne par ce monde qui cache des merveilles et de moins belles choses...
SupprimerOui juju craque toujours sur son vieux rossignol... la belle vie!