Cabuya, au bout de la presqu'ile de Nicoya au bout du monde, au fin fond de la civilisation tropicale la ou meme les papous refuseraient d'aller planter des os dans les cheveux des filles. Notre hotelier est un Irlandais pur malt, marrant et sympa, mais en plus, pas pique des vers. Il passe souvent des nuits dans son hamac car il se plante dans ses reservations et est oblige de donner sa chambre pour assurer les arrivees impromptues. Whisky ou autre drogue, neurone casse ou case en moins, on ne sait pas ce qui lui fait faire ces erreurs de debutant . Il a un logiciel de gestion mais meme avec ce support bien adapte il est tellement organise qu'il se goure immanquablement chaque jour. Pour sourire encore, je souligne qu'il ne gere que 5 bungalows! Trop fort le bougre, il me rappelle quelqu'une...
Il est ici en train de nettoyer sa piscaille, heureusement sans kilt ni biniou...



Son domaine boheme est au bord du Pacifique, bien tabasse par le soleil écrasant, la chaleur y est intolérable. L'eau de l'ocean est a plus de 32 degres, c'est dire si c'est la fievre continuelle sous les vagues! Ainsi donc ici ambiance peole a frire ou l'on se sent comme des oignons en train de suer et de brunir vite...



On trouve dans sa propriete toutes sortes de fruits dont un (qui nous est a ce jour inconnu) qui pue comme des chaussettes portees un mois, mais qui regorge de bienfaits: le noni ou nono en Thahitien ( http://www.extenso.org/article/le-jus-de-noni-un-remede-a-tous-les-maux/)...

Avis aux amateurs!
Nous sommes souvent seuls dans cette nature qui vulcanise le ciel et l'eau, notre peau aux moustiques et notre cervelle aux abonnes absents. Une vraie forge, dont on peut a peine se bouger tant c'est torride! Les iguanes, les singes hurleurs sont partout et il n'est pas rare de voir une bestiole courir dans nos jambes ce qui nous fait bondir souvent. La nuit ne parlons pas des chiens qui ajoutent a l'ambiance de jungle et meme son connard de coq chante a 2h du matin, c'est dire!

Un amer-loque ecrivain, certainement un ancien scout, dort a meme le sol dans sa tente de 1m2 au milieu des insectes fous qui se baladent sous les nuits etoilees. Sont pas farouches ces yankees!

Il fait l'admiration de Julie qui pour rien au monde n'irait dormir avec les fourmis dont on dit qu'une piqure vous laisse un souvenir pour la vie! Pas temeraire la Hongroise! Elle prefere, et de loin, le petit matin qui nous mene au bouiboui du coin. Sous un soleil de plomb, nous nous y transportons chaque matin, la tete bourdonnante de la nuit, pour y prendre notre petit dej...

Et puis ne voila-t-il pas que ma beaute, toujours en quete de nouveautes, apercoit dans le lointain une ile. Manquait plus que cela! Elle decide, mon intrepide Magellan feminine, qu'il faut y aller, que c'est certainement un super beau but pour une excursion. Moi je pense que les buts sont reserves aux matches de foot... mais elle n'en a cure. Aussitot dit...


On manque 2 ou 3 fois de chavirer dans de belles vagues pour ne pas avoir observe la regle d'attaque a 90 degres. On reve sur l'eau, on oublie mais c'est a cela qu'on reconnait les vrais marins, les poetes. On debarque dans les rochers coupants, c'est Koh Lanta...

Il fait une chaleur d'acier en fusion et visez au loin la porte. C'est une porte de...????

Non, pas KZ ni celle de Robinson Crusoe! Alors, pas forts en quizz?


Je vous ai pourtant bien aide avec mon zoom! Mais oui, c'est bien la porte de cimetiere! Comme nous ne sommes pas emotifs, nous entrons. Meme en maillots de bains ceux qui sont la ne vont pas nous faire de remarques desobligeantes. C'est deja ca. Il regne dans ces lieux une atmosphere d'au dela, je dirais meme de tombeaux... mais c'est normal apres tout!

La vegetation est luxuriante, c'est plein de yucas... youcaidi, youcaida...


Les tombes, comme il fallait s'en douter, parsement l'ile qui, a part les allonges, est deserte.


Celui la devait aimer la picole...

Celui la etait pilote, mort du sida...

Celui-la devait etre sculpteur

Les habitants de Cabuya enterrent leurs morts ici. Ils ont un acces a maree basse et les hommes portent les cercueils sur leur dos. Quel romantisme touchant, hein?
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Derniere etape a Montezuma pour quelques bains avant le chemin du retour...

Montezuma, n'est pas le Saint Tropez du Costa Rica mais presque. Ici ce n'est qu'un ramassis de va-nu-pieds essentiellement americains bien sympas avec quelques Francais et de rares Allemands. Heureusement, il y a une majorite de filles. Je dis heureusement car je ne suis pas fan des tatouages, ni des cheveux longs tresses a la rasta, ni des corps qui transpirent et qui donnent l'impression de crasse, de laisser aller avec des airs de ''j'emmerde la societe''. Ceci est vrai pour les francais. Pourquoi mes anciens compatriotes se conduisent-ils de la sorte? Mystere? Mais certainement je suis un vieux naze et, curieusement, cette idee me plait bien.
Pour notre Mira qui admire la classe, la beaute et les habits de Julie, une derniere photo de ma princesse poupee. Son elegance naturelle contraste avec les tongs elimees, les frocs troues, les tee-shirts hors d'age, les aisselles putrides, les dos trempes de sueurs nauseabondes, les je m'enfoutistes bobos negliges mais pleins aux as, les rebelles aux chignons de gonzesses... mais je m'emporte! Il faut que je me calme sinon l'infarctus me guette, je sens d'ailleurs qu'il n'est pas loin le fourbe, il attend son heure pour frapper. Mais je m'en fiche, je vis, je dis ce que je pense meme si de nos jours ce n'est plus permis. Notre monde est devenu une dictature adoubee par le proletariat... tiens, cela me rappelle quelque chose...

Nous n'avons pas eu le courage de faire la route et ferry en sens inverse. Un petit avion nous ramenera de Tambor a San Jose. Visez la salle d'embarquement...

Le comptoir d'enregistrement...

Le coucou...



Et en 20mn nous referons les 7h de l'aller!



Dans 2 jours nous prendrons le vol vers Panama puis Amsterdam et enfin Budapest. Le voyage se termine et nous devrions etre a Budapest le 1er mars. Deux mois deja! Adieu moustiques notsee (litteralement qu'on ne voit pas- tellement ils sont petits) mais qui ont des machoires enooooormes pour vous laisser des piqures bien emmerdantes. Adieu les voleurs d'argent, de passeports et cartes de credit. Le pays est truffe de gens a l'affut, ici le vol est un sport national a cause du passage de la drogue. Adieu chaleur et humidite, coups de soleil et repulsifs. Adieu les routes/chemins qui saupoudrent de la poussiere comme nulle part. Adieu les prix exorbitants pour un pays ou la majorite des gens est pauvre. Adieu les chambres jamais en dessous de 70 euros pour un confort minimum. Adieu les climatisations absentes dans certains hotels. Adieu la gentillesse des gens. Adieu les bebetes qui font peur a Julie. Adieu les toilettes ou les papiers se jettent uniquement dans la poubelle. Adieu la dengue, le virus Zika, et autres saloperies qui trainent. Adieu les insolations. Adieu scorpions, nous n'en avons pas vu mais une dame a ete piquee. Adieu serpent, pas vu non plus, et c'est tant mieux. Adieu les tours et parcs prometteurs qui n'ont rien de bien interessant sauf pour ceux qui empochent les entrees injustifiees.
Adieu le mois passe avec nos chers Michele et Michel S, trop bien organises et guides hors pair, sans qui nous n'aurions pas eu de franches rigolades et quelques moment epiques a rouler sous la table. Je me souviens des terreurs de Michele quand elle perd sa route, du sketch de Julie a propos des surplus de beurre et lait, la phrase culte de Michel devant un super marche: '' lui (en parlant de ma pomme) il raconte des conneries et elle (julie) ca la fait rire''. Je n'oublie pas ma phobie de m'asseoir dans un resto dos a la porte d'entree ou mon insistance, rarement satisfaite, pour que nous tournions d'une place quand nous etions plusieurs jours a la meme table. J'ai tellement horreur des habitudes! Enfin, tout cela pour dire qu'il nous restera quelques beaux moments dont il m'arrive de rire au fond de mon lit.
Adieu Costa Rica qui, si nous l'avions evite, ce n'aurait pas ete le drame de notre vie.
Une page se tourne et il est temps d'aller voir le dernier desMohicans Baugé, le petit Mirko qui a presque 2 mois!

Il est ici en train de nettoyer sa piscaille, heureusement sans kilt ni biniou...
Son domaine boheme est au bord du Pacifique, bien tabasse par le soleil écrasant, la chaleur y est intolérable. L'eau de l'ocean est a plus de 32 degres, c'est dire si c'est la fievre continuelle sous les vagues! Ainsi donc ici ambiance peole a frire ou l'on se sent comme des oignons en train de suer et de brunir vite...
On trouve dans sa propriete toutes sortes de fruits dont un (qui nous est a ce jour inconnu) qui pue comme des chaussettes portees un mois, mais qui regorge de bienfaits: le noni ou nono en Thahitien ( http://www.extenso.org/article/le-jus-de-noni-un-remede-a-tous-les-maux/)...
Avis aux amateurs!
Nous sommes souvent seuls dans cette nature qui vulcanise le ciel et l'eau, notre peau aux moustiques et notre cervelle aux abonnes absents. Une vraie forge, dont on peut a peine se bouger tant c'est torride! Les iguanes, les singes hurleurs sont partout et il n'est pas rare de voir une bestiole courir dans nos jambes ce qui nous fait bondir souvent. La nuit ne parlons pas des chiens qui ajoutent a l'ambiance de jungle et meme son connard de coq chante a 2h du matin, c'est dire!
Un amer-loque ecrivain, certainement un ancien scout, dort a meme le sol dans sa tente de 1m2 au milieu des insectes fous qui se baladent sous les nuits etoilees. Sont pas farouches ces yankees!
Il fait l'admiration de Julie qui pour rien au monde n'irait dormir avec les fourmis dont on dit qu'une piqure vous laisse un souvenir pour la vie! Pas temeraire la Hongroise! Elle prefere, et de loin, le petit matin qui nous mene au bouiboui du coin. Sous un soleil de plomb, nous nous y transportons chaque matin, la tete bourdonnante de la nuit, pour y prendre notre petit dej...
Et puis ne voila-t-il pas que ma beaute, toujours en quete de nouveautes, apercoit dans le lointain une ile. Manquait plus que cela! Elle decide, mon intrepide Magellan feminine, qu'il faut y aller, que c'est certainement un super beau but pour une excursion. Moi je pense que les buts sont reserves aux matches de foot... mais elle n'en a cure. Aussitot dit...
On manque 2 ou 3 fois de chavirer dans de belles vagues pour ne pas avoir observe la regle d'attaque a 90 degres. On reve sur l'eau, on oublie mais c'est a cela qu'on reconnait les vrais marins, les poetes. On debarque dans les rochers coupants, c'est Koh Lanta...
Il fait une chaleur d'acier en fusion et visez au loin la porte. C'est une porte de...????
Non, pas KZ ni celle de Robinson Crusoe! Alors, pas forts en quizz?
Je vous ai pourtant bien aide avec mon zoom! Mais oui, c'est bien la porte de cimetiere! Comme nous ne sommes pas emotifs, nous entrons. Meme en maillots de bains ceux qui sont la ne vont pas nous faire de remarques desobligeantes. C'est deja ca. Il regne dans ces lieux une atmosphere d'au dela, je dirais meme de tombeaux... mais c'est normal apres tout!
La vegetation est luxuriante, c'est plein de yucas... youcaidi, youcaida...
Les tombes, comme il fallait s'en douter, parsement l'ile qui, a part les allonges, est deserte.
Celui la devait aimer la picole...
Celui la etait pilote, mort du sida...
Celui-la devait etre sculpteur
Les habitants de Cabuya enterrent leurs morts ici. Ils ont un acces a maree basse et les hommes portent les cercueils sur leur dos. Quel romantisme touchant, hein?
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Derniere etape a Montezuma pour quelques bains avant le chemin du retour...
Montezuma, n'est pas le Saint Tropez du Costa Rica mais presque. Ici ce n'est qu'un ramassis de va-nu-pieds essentiellement americains bien sympas avec quelques Francais et de rares Allemands. Heureusement, il y a une majorite de filles. Je dis heureusement car je ne suis pas fan des tatouages, ni des cheveux longs tresses a la rasta, ni des corps qui transpirent et qui donnent l'impression de crasse, de laisser aller avec des airs de ''j'emmerde la societe''. Ceci est vrai pour les francais. Pourquoi mes anciens compatriotes se conduisent-ils de la sorte? Mystere? Mais certainement je suis un vieux naze et, curieusement, cette idee me plait bien.
Pour notre Mira qui admire la classe, la beaute et les habits de Julie, une derniere photo de ma princesse poupee. Son elegance naturelle contraste avec les tongs elimees, les frocs troues, les tee-shirts hors d'age, les aisselles putrides, les dos trempes de sueurs nauseabondes, les je m'enfoutistes bobos negliges mais pleins aux as, les rebelles aux chignons de gonzesses... mais je m'emporte! Il faut que je me calme sinon l'infarctus me guette, je sens d'ailleurs qu'il n'est pas loin le fourbe, il attend son heure pour frapper. Mais je m'en fiche, je vis, je dis ce que je pense meme si de nos jours ce n'est plus permis. Notre monde est devenu une dictature adoubee par le proletariat... tiens, cela me rappelle quelque chose...
Nous n'avons pas eu le courage de faire la route et ferry en sens inverse. Un petit avion nous ramenera de Tambor a San Jose. Visez la salle d'embarquement...
Le comptoir d'enregistrement...
Le coucou...
Et en 20mn nous referons les 7h de l'aller!
| les ecobuages |
Dans 2 jours nous prendrons le vol vers Panama puis Amsterdam et enfin Budapest. Le voyage se termine et nous devrions etre a Budapest le 1er mars. Deux mois deja! Adieu moustiques notsee (litteralement qu'on ne voit pas- tellement ils sont petits) mais qui ont des machoires enooooormes pour vous laisser des piqures bien emmerdantes. Adieu les voleurs d'argent, de passeports et cartes de credit. Le pays est truffe de gens a l'affut, ici le vol est un sport national a cause du passage de la drogue. Adieu chaleur et humidite, coups de soleil et repulsifs. Adieu les routes/chemins qui saupoudrent de la poussiere comme nulle part. Adieu les prix exorbitants pour un pays ou la majorite des gens est pauvre. Adieu les chambres jamais en dessous de 70 euros pour un confort minimum. Adieu les climatisations absentes dans certains hotels. Adieu la gentillesse des gens. Adieu les bebetes qui font peur a Julie. Adieu les toilettes ou les papiers se jettent uniquement dans la poubelle. Adieu la dengue, le virus Zika, et autres saloperies qui trainent. Adieu les insolations. Adieu scorpions, nous n'en avons pas vu mais une dame a ete piquee. Adieu serpent, pas vu non plus, et c'est tant mieux. Adieu les tours et parcs prometteurs qui n'ont rien de bien interessant sauf pour ceux qui empochent les entrees injustifiees.
Adieu le mois passe avec nos chers Michele et Michel S, trop bien organises et guides hors pair, sans qui nous n'aurions pas eu de franches rigolades et quelques moment epiques a rouler sous la table. Je me souviens des terreurs de Michele quand elle perd sa route, du sketch de Julie a propos des surplus de beurre et lait, la phrase culte de Michel devant un super marche: '' lui (en parlant de ma pomme) il raconte des conneries et elle (julie) ca la fait rire''. Je n'oublie pas ma phobie de m'asseoir dans un resto dos a la porte d'entree ou mon insistance, rarement satisfaite, pour que nous tournions d'une place quand nous etions plusieurs jours a la meme table. J'ai tellement horreur des habitudes! Enfin, tout cela pour dire qu'il nous restera quelques beaux moments dont il m'arrive de rire au fond de mon lit.
Adieu Costa Rica qui, si nous l'avions evite, ce n'aurait pas ete le drame de notre vie.
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